Parti au petit matin du Plan d’Aste juste pour aller voir les conditions… et finalement redescendu du Balaïtous le soir même. Pas prévu, mais pas refusé :)
- Accès au départ : Plan d’Aste (terminus de la route, près du bâtiment du Parc national)
- Dénivelé : 1680 m
- Temps : 13 h
- Trace GPS : en bas de page
Au départ, l’idée était juste de faire du repérage : monter voir l’état de la montagne, ce qu’il reste de névés, et surtout le temps que ça prend vraiment. Départ à 5 h 54 du Plan d’Aste, avec la lune encore accrochée au-dessus des sapins.
Le fond de vallée se réveille doucement, le troupeau est déjà dehors, et le soleil finit par attraper les crêtes d’en face pendant qu’on est encore à l’ombre.
Ensuite tout devient minéral. On quitte l’herbe pour les dalles et les blocs, avec les derniers névés en travers du vallon et les rhododendrons accrochés entre les cailloux.
Et là, le vrai sujet de la journée : les pierriers. Ça n’arrête jamais. Les chemins ne sont pas dépourvus de cailloux — c’est un euphémisme — et ça fatigue bien plus les jambes que le dénivelé lui-même.
Sauf qu’à mi-parcours je regarde l’heure, et je suis tellement dans les temps que la question se pose toute seule : et si je le faisais aujourd’hui ? Bon. Allez.
La fin demande de la vigilance — il faut poser les mains et regarder où on met les pieds — mais un peu après midi, j’y suis. Le pilier au sommet, la mer de nuages posée sur la plaine, et tout le massif étalé d’un bout à l’autre.
Et puis il a fallu redescendre. Alors là… c’est long. Très long. Tous les pierriers de la montée se refont à l’envers, sur des jambes déjà bien entamées, et la vallée n’en finit pas.
Retour à la voiture à 18 h 47 : presque treize heures dehors, 1680 m de dénivelé, et des cuisses en compote. Parti pour du repérage, revenu avec le sommet — je ne vais pas me plaindre :)
















