Une nuit au bord d’un lac à 2360 m, pas la moindre touche, et 68 € d’amende : le bilan comptable de la sortie est vite fait :p

  • Accès au départ : La Fruitière (vallée de Lutour)
  • Dénivelé : 1000 m
  • Temps : 6 h 30 (~3 h 30 de montée, 3 h 05 de descente)
  • Trace GPS : en bas de page
  • Nombre de participants : 1

Journée 1

Départ de La Fruitière avec le gros sac : la tente, le duvet, la bouffe et tout le matériel de pêche. Mille mètres plus haut, la vallée de Lutour se referme d’un coup sur le lac des Oulettes d’Estom — et là, franchement, on oublie vite le poids du sac.

Le lac des Oulettes d’Estom Tout le cirque au fond

Arrivée vers 13 h 20 : personne, un grand ciel bleu, l’eau d’un bleu profond… et moi qui monte la tente dans la foulée. Grosse erreur. Dans le Parc national des Pyrénées, le bivouac n’est toléré qu’entre 19 h et 9 h, et à plus d’une heure de marche des limites du parc. À 13 h 40, ma tente était donc parfaitement hors des clous : 68 € d’amende.

Le bivouac, bien trop tôt Le lac pour moi tout seul Ma tente au bord de l’eau

Bref, faites pas comme moi : la tente se monte à 19 h, pas avant. Ça se joue à quelques heures et à 68 balles ;)

L’après-midi, les nuages sont venus buter contre la crête d’en face pendant que je lançais mes premières lignes.

Les nuages passent la crête

Côté pêche, justement, c’est vite résumé : rien. Aucune touche, pas un gobage, pas une ombre sous la surface. Le lac était magnifique et parfaitement vide — enfin, en ce qui me concerne. Bredouille intégrale.

Le soleil dans la brume

Journée 2

Réveil dans la brume, pliage du camp, et descente dès 7 h. Le premier soleil qui attrape les crêtes pendant qu’on est encore à l’ombre, ça console de pas mal de choses.

Premier soleil sur les crêtes Le lac d’Estom en contrebas

Trois heures de descente tranquille jusqu’à La Fruitière, avec le lac d’Estom en point de mire une bonne partie du chemin.

Zéro poisson, une amende, et une nuit là-haut que je ne regrette pas une seconde.

Les traces

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