Retour sur les crêtes de l’Isarce, cette fois en plein mois de février — et cette fois avec un peu de neige au programme.
- Accès au départ : Lestelle Betharram (départ voiture avec le vélo dedans), dépose de la voiture à Montplaisir (vers la fin des grottes de Bétharram), puis vélo jusqu’au monastère de Bethleem pour débuter l’ascension au refuge d’Aoulhet.
- Dénivelé : 1210 m
- Temps : 6 h 15
- Trace GPS : en bas de page
Départ tranquille un peu après 10 h — pas la peine de se lever aux aurores pour ce genre de sortie. On attaque directement par la hêtraie, un beau chemin qui monte doucement au milieu des troncs gris et des arbres couchés par les tempêtes.
Et puis ça se redresse d’un coup : le sentier se faufile entre les rochers moussus et les racines, ça grimpe sec.
On finit par sortir de la forêt sur les pelouses, et la cabane apparaît, posée au milieu du pré avec son enclos. De l’herbe bien verte en plein mois de février, et déjà un peu de neige juste au-dessus : on ne sait plus trop en quelle saison on est.
À partir de là, tout s’ouvre. Le vallon plonge d’un côté, la plaine s’étale à perte de vue de l’autre, et devant nous les crêtes se déroulent bosse après bosse.
Et en face, la vraie chaîne, encore complètement blanche d’un bout à l’autre de l’horizon. C’est tout le luxe de ce coin : on n’est jamais bien haut, mais on a tout le massif en spectacle.
On enchaîne les Toupiettes, le Soum de Marti Peyras, le Soum de Male Taule, puis le Pic de Hourbilagous et le Pic de Miquéu. Au fil du parcours la neige finit par tenir au sol — jamais de quoi sortir le moindre matériel, mais assez pour changer complètement l’ambiance. En bas, on voit le village et les prés bien verts.
Puis c’est la longue descente vers la vallée. On repasse sous les hêtres, et en se retournant on a toute la crête qu’on vient de parcourir alignée derrière nous.
Six heures et quart, 1210 m de dénivelé, et du soleil quasiment toute la journée. Pour un 15 février, on ne va pas se plaindre !










