Rando pêche au lac d’Anglas avec ma fille, une nuit sous la tente au bord de l’eau, et un score sans appel : quatre truites pour elle, deux pour moi.
- Accès au départ : Gourette
- Dénivelé : 700 m
- Temps : 4 h 30 (~2h30 de montée, 2h de descente)
Trace GPS- Nombre de participants : 2 (ma fille et moi)
Journée 1
Départ de Gourette en début d’après-midi, le sac de bivouac sur le dos et les cannes attachées dessus. Ma fille ouvre la marche et attaque le sentier comme si les 700 m de dénivelé étaient une formalité.
Le chemin traverse les hêtres puis franchit le torrent sur une petite passerelle métallique, juste sous une cascade. Arrêt obligatoire : on regarde l’eau passer un bon moment.
Au-dessus, la forêt s’arrête net et le vallon s’ouvre. Pause goûter sur un rocher, puis on remonte tranquillement vers le cirque.
Et à 17 h 20, le lac. L’eau est d’un vert profond, des chevaux broutent sur la rive d’en face, et on distingue encore les entrées des anciennes mines dans la pente. On pose les sacs, on souffle.
Montage de la tente, et surtout : les cannes à l’eau.
Et là, la surprise : ça mord. Six prises dans la soirée — quatre pour ma fille, deux pour moi. Je précise l’ordre, c’est important :p Des truites de taille tout à fait honorable, admirées, photographiées… et toutes remises à l’eau en pleine forme.
Repas au réchaud, et nuit au bord du lac. Une nuit… agitée. J’avais évidemment vérifié la météo avant de partir, tout était au beau fixe, pas de pluie prévue, que du beau temps de prévu. Hélas, la météo n’est pas une science exacte. Lorsqu’on s’est couché, on a commencé à voir des flashs sans rien entendre. Ma fille me demandait alors si c’était l’orage ? Pour la convaincre et aussi me convaincre, je lui ai dit que c’était sûrement un de nos voisins qui prenait des photos au flash. Il s’agissait bien d’orage côté espagnol qui commençait à s’activer. N’entendant rien, j’espérais naïvement que ça ne nous atteindrait pas. Mais la cellule orageuse a été énorme ce jour-là et nous est passée dessus. Le vent s’est levé, la pluie est tombée, et nous avons passé une nuit très agitée dans la tente. Heureusement, nous étions bien équipés et la tente a tenu bon.
Je suis sorti remettre les sardines de la tente à un moment donné mais tout a tenu bon et nous n’avons pas pris l’eau, on était au sec. L’orage a été très impressionnant, on en a essuyé 2 ou 3 durant la nuit, ma fille n’était pas rassurée, moi non plus même si j’essayais de la rassurer. Je m’étais demandé si ça valait le coup de plier la tente et rentrer, mais marcher 2 heures sous la pluie et le vent l’aurait probablement dégoûté à jamais et ce n’était pas le but…
Journée 2
Réveil tôt, la nuit n’ayant pas été réparatrice, on décide de plier le camp, et de descendre dans la lumière du matin. Plus bas, la bruyère est en fleurs sur tout le versant : un tapis rose du sentier jusqu’aux barres rocheuses.
Deux heures plus tard, on est à la voiture.
Sortie mémorable !






