Ce week-end, Sophie n’est pas là. Du coup, il y a quelques jours, je me suis mis à chercher s’il n’y avait pas un stage d’alpi à faire dans le coin, bingo, j’ai trouvé super rapido. Bon, c’était un stage pour débutants, mais j’allais forcément apprendre quelques trucs.
- Lieu : Val d’Azun
- Marche d’approche : 2 h + 45 min ?
- Nombre de participants : 2 cordées de 3 personnes
TOPO
On devait se rejoindre à un refuge pour le samedi 12 h 00 (2 h de montée avant) mais finalement, vu la météo, le stage a été décalé au samedi 7 h 00. Outch ! Du coup, certains membres du stage voulaient se rejoindre au départ de la rando pour l’effectuer ensemble à 19 h 30 le vendredi et passer une nuit au refuge du coup. Terminant le taff à 18 h, j’ai pris l’option d’y aller le samedi matin en me levant à 5 h 00, en pioncant dans le camion de Sophie au départ de la rando. Au moins, j’ai pu suivre le match de foot sans me presser et tout !
5 h 00, c’est parti, après 1 h 45 de montée, j’arrive au refuge, il y avait un peu de monde, direct j’entends un “bonjour Sylvain”, c’était un pote de mon club de Toulouse qui passe le stage pour être initiateur. Ça m’a fait bien plaisir de le voir, d’autant que j’étais censé ne connaître personne ! Bref, on fait un peu connaissance, tout le monde se prépare et c’est parti. Je fais part à l’initiateur de mon souhait de grimper une longueur en tête si possible.
Depuis le mercredi, il y avait déjà 4 personnes qui faisaient un stage pour être initiateur d’escalade. Ces personnes nous encadraient pour une course d’alpinisme et nous faisaient découvrir un peu toutes les facettes. Les initiateurs encadraient chacun 2 personnes. Et pour encadrer tout ce petit monde, il y avait 3 guides.
On a formé 2 groupes faisant chacun une course différente. Chaque groupe avait 2 cordées de 3 personnes (je compte pas les guides).
7 h 30, on attaque la partie rando. 45 min plus tard, on commence à cramponner (il y a encore de la neige ^^). Puis on finit par arriver sur l’arête à grimper. On range les crampons/piolet, on grignote et on attaque le rocher en chaussures… Ça fait bizarre de pas avoir les chaussons, mais pour ce niveau d’escalade, ça va. Comme il y avait 2 cordées, on mettait vachement de temps à attendre que les autres passent… L’initiateur m’a laissé passer devant sur une longueur, yes !
Arrivé en haut, on prend la pause déjeuner, 30 m sous les 3000… Tttssssss Un petit rappel et on se retrouve sur un des derniers glaciers pyrénéens. Et c’est parti pour apprendre à s’encorder sur glacier. À ce moment-là, on a vu l’hélico des secours tourner. Le retour a été un peu long, mais c’était bien joli et l’équipe était bien agréable. Chose rare, il y avait pas mal de femmes. On prend le temps de faire une école de neige.
On rentre au refuge et là, le guide qui était avec nous et qui était rentré plus rapidement nous apprend qu’un des guides dans l’autre groupe est probablement décédé. Putain, le choc… En fait, il n’était pas encordé et a zippé sur une traversée, 50 m de chute. Avec ce groupe, il y avait un autre guide qui a mis les 2 cordées à l’abri et est parti à la recherche de la victime. Au bout d’une heure, il l’a trouvé en arrêt respiratoire.
C’est pour ça que l’hélico tournait. Le temps de digérer la nouvelle et de voir l’hélico faire une manœuvre sur le lieu de l’accident, j’ai dit au guide que je préférais rentrer direct. Je ne me voyais pas rester au refuge le soir avec l’ambiance qu’il allait y avoir. D’autant qu’une bonne partie du groupe était ensemble depuis le mercredi. Le guide m’a juste demandé d’appeler le refuge pour confirmer que j’étais bien rentré.
Alors c’est sûr, c’était pas difficile (surtout pour eux) mais bon voilà, l’erreur pardonne pas.