Intro
Le programme initial était plus complet et je prévoyais plus de pics :
- J1 : Taillon
- J2 : Casque, Tour (voir plus)
- J3 : Mont Perdu + Cylindre + passage par le col du cylindre pour rejoindre Tuquerouye
- J4 : De Tuquerouye, faire les Astazous
- J5 : Retour par la hourquette d’Alans
Mais bon, c’était sans compter sur une sciatique contractée 2 jours avant … Du coup, nous sommes partis comme prévu avec les provisions pour 5 jours et moi sans conviction aucune, avec dans les provisions des anti-inflammatoires, du décontractant musculaire et du paracétamol …
- Accès au départ : Col des tentes (Gavarnie)
- Dénivelé : Cf Traces à la fin du post
- Temps : J1 6 h J2 7 h J3 4 h J4 9 h J5 4 h
- Nombre de participants :* 2
Les vivres
Les vivres
Dans le désordre (et parce que tout n’apparaît pas sur la photo) :
- 700 g de purée 3/3
- 2 ziploc de Gorp
- 3 sachets de soupes instantanées
- Céréales Tipiak à cuire en 4 min (avec soupes)
- pâtes 3 min (idem)
- 600 g de saucisson
- 500 g de fromage
- Gâteaux à la cannelle faits maison
- Demi far breton
- Nescafé + thés
- 900 g de pain
Au final il nous est resté du Gorp, de la purée et un petit morceau de fromage. Dans l’ensemble, on a plutôt bien prévu.
Journée 1
Après une demi-heure de voiture pour aller au col des tentes : “Ha je sais ce qu’on a oublié : la carte !” :) Bon, tant pis, je commence à connaître le coin puis on a le GPS.
Départ du col des tentes (comme d’habitude) pour se diriger vers la brèche de Roland où nous repérons la grotte qui fera office de bivouac pour le soir venu. Nous y laissons les sacs à dos pour partir très léger au Taillon (GPS oublié dans le sac à dos, ce qui explique la trace absente …).
Le début fut difficile pour la sciatique qui me faisait mal à chaque pas. Je n’étais moi-même pas convaincu d’aller jusqu’au Taillon, encore moins de randonner 5 jours !
Le refuge des Sarradets
La grotte pour bivouac
Le doigt
Vue depuis le Taillon
Hum, le Mont Perdu semble enneigé.
Le Casque du Marboré
Au bivouac
Journée 2
La nuit a été fraîche mais pas froide. J’avais obstrué l’entrée de la grotte avec l’abri. Le petit déjeuner pris, nous avons pris la direction du Casque du Marboré en passant par le pas des Isards. La météo est moyenne et ma sciatique me rappelle sa présence à chaque pas. J’aurais aimé passer par la grotte qui se situe au-dessus du pas des Isards mais la présence de neige au-dessus (au niveau de la sortie) m’en a quelque peu dissuadé, courageux mais pas téméraire.
Au pas des Isards
Toujours ce pas des Isards
Plus on avance vers le casque, plus nous sommes dans le brouillard, le paysage de haute montagne prend toute son ampleur. Du caillou, des cairns, un peu de neige et on commence à poser les mains.
De la haute montagne
Je me dis qu’on ne risque pas trop d’aller jusqu’à l’étang glacé, ça me semble moyen vu ma condition physique et la météo. Sophie est motivée pour aller au casque, on continue !
Dans le brouillard !
La montée est très agréable. Un peu avant la fin, on laisse les sacs. Arrivés au pic, pas moyen d’observer quoi que ce soit ! À la redescente, on reprend nos sacs, on se demande si on rebrousse chemin ou pas. L’entonnoir est un peu enneigé. Ça me semble pas méchant mais je ne sais pas ce qui nous attend après. Sophie semble confiante donc on poursuit notre randonnée vers l’étang glacé en passant par les sentiers de haute montagne (sans redescendre, on reste à flanc).
Du sentier cairné (vue en se retournant)
Ça passe puis nous arrivons sur un rocher où un petit pas d’escalade est nécessaire pour éviter la neige. Nous n’avons pas pris les crampons/piolet, nous sommes déjà un peu chargés (sacs pesés à environ 11 kg au départ de la rando).
Nous passons ensuite sur la neige en terrain plat (donc sans danger) en suivant les cairns, je me demande toujours si c’est une bonne idée, la peur d’arriver dans un coin nécessitant les crampons et nous obligeant à faire demi-tour.
Neige sous les pieds et pluie sur la tête ….
La météo s’en mêle ; une bonne pluie d’une demi-heure, bien froide.
Ça se découvre parfois mais reste bien chargé
Mais finalement, la neige ne sera pas présente longtemps et nous pouvons avancer sans problème. Sur le GPS, je remarque que nous avons quitté le chemin … Tiens, ça me rappelle une rando … On suit des cairns de toute façon …
Paysage magnifique
Panorama
Sophie fatigue mais j’ai envie d’avancer pour rejoindre au moins le chemin entre Goritz et l’étang glacé. On fait une pause. On passe sur une vire et un sentier improbable pour rejoindre le chemin entre Goritz et l’étang glacé. Parfait, on a perdu pas mal de dénivelé comparé au sentier qu’on aurait dû prendre et qui nous aurait directement amenés à l’étang glacé. Mais on rejoint tout de même le chemin au niveau de la petite cheminée où il faut poser les mains.
Chemin de vires
Chemin de Goritz au fond ! YES !
La fin de la journée est rude, Sophie n’avance plus trop. C’est vrai que la fin de ce chemin est difficile, on tombe sur plusieurs barres à franchir et ça ne se termine jamais. Une fois arrivé, je m’empresse de monter la tente, la météo est changeante et j’ai pas envie de prendre une pluie. J’avais rallongé des haubans avec des bouts de ficelle de 50/60 cm pour amarrer la tente à l’aide de grosses pierres.
Bivouac à l’étang glacé
Ah enfin ce Mont Perdu ! Comme on se retrouve ^^
Le Mont Perdu
J’en profite pour retourner vers le col du cylindre et faire quelques pas d’escalade. Je me remémore une vieille randonnée. C’est en voyant deux personnes y passer le lendemain que je me rends compte à quel point on n’était pas passés où il fallait. En effet, si on le grimpe tout droit, c’est de l’escalade …
Un peu de pluie pour ce soir :/
Journée 3
Réveil tardif, j’ai pourtant qu’une envie, monter le Mont Perdu. En préparant/mangeant le petit déjeuner, j’observe les randonneurs qui s’y sont déjà attaqués. Certains sont déjà au sommet.
À nous 2 !
On plie nos affaires mais ne prenons qu’un sac avec le minimum. À nous 2 !
Brêche de Tuquerouye, cirque d’Estaubé, cirque de Troumouse
Mer de nuages au dessus de l’Espagne
Le canyon d’Ordesa en prend son lot
La fin du sommet du Mont Perdu
Descente bien plus facile que la montée
Descente vers le cylindre
Le Cylindre
De retour à notre place de bivouac, on prend le déjeuner, le soleil et on s’offre le luxe d’une mini sieste. La journée est courte aujourd’hui, nous n’avons plus qu’à rejoindre Goritz.
En se retournant sur la descente vers Goritz
La descente est longue et exigeante niveau concentration, c’est pas un chemin tout plat …
Canyon d’Ordesa
Bivouac près du refuge de Goritz
Journée 4
Hier c’était plutôt repos, aujourd’hui ça va être une longue journée. On prévoit de rentrer par la Faja de Pelay que l’on n’avait pas pu faire lors de cette randonnée là. Et il nous faudrait bien nous avancer pour que la dernière journée soit assez courte. Car comme on va beaucoup descendre, il va falloir pas mal remonter le lendemain.
Début de journée
Canyon toujours aussi beau
Le canyon
Les Trois soeurs
La brêche depuis la Faja de Pelay
Petit bivouac dans une clairière des plus sympathiques (évitant d’aller payer au refuge de Bujaruelo). Pas certain qu’on en ait le droit car nous sommes dans le parc national il me semble.
Journée 5
Pas de photo, je n’ai plus de jus dans la batterie ! Et puis de toute façon, y a plus joli comme sentier. La montée est bien chiante et longue …. L’arrivée au col de Boucharo (aussi nommé portes de Bujaruelo) est libératrice !
The end et ça fait plaisir !