Grosse randonnée de prévue. Je souhaite aller depuis longtemps à la Faja de Pelay, c’est l’occasion d’y aller en faisant une grande boucle et en marchant principalement en Espagne.
- Accès au départ : Col des tentes (Gavarnie)
- Dénivelé : J1 +1300 -2000 J2 +1600 -1000
- Temps : 10 h J1 10 h J2 (Pauses comprises (très peu))
Journée 1
Le départ de cette boucle s’effectue au col des tentes, où on laisse la voiture pour descendre par le col de Boucharo.
Nuage par le port de Boucharo
Un gros nuage passe discrètement par le col.
En avant dans le port de Boucharo
Un premier névé nous oblige à faire quelques pas d’escalade.
Un petit pas d’escalade
La descente est sympa et le ciel vire au bleu.
Le ciel se découvre
Ou pas … Ça dépend un peu où on regarde.
Ou pas …
La descente est bien longue mais vaut le détour rien que pour la rivière, qui est d’un bleu absolument sublime !
Rio ara
Une rivière magnifique
Panorama Rio Ara
Nous faisons une pause déjeuner dans la forêt pour nous requinquer. La pause est courte, le programme chargé, feu ! On suit le GR11 (exception faite au niveau de Puente de Los Navarros, où on emprunte un chemin plus direct). Nous arrivons enfin vers le début du canyon. La météo est très changeante, il pleut 5 min puis cela s’arrête. On s’arrête régulièrement pour mettre une veste imperméable … qu’on enlève 2 minutes après.
Soudain, entre deux arbres, on commence à distinguer la partie haute du canyon.
Dans le canyon
C’est très joli et on longe une superbe rivière. Malheureusement, je ne peux pas prendre en photo les cascades, la végétation est un peu trop importante, ça n’aurait rien donné. La montée nous fatigue bien, ça fait déjà pas mal d’heures qu’on marche.
On arrive enfin au parking de la Pradera. Nouvelle pause pour prendre des forces, on en a besoin. D’autant qu’il se remet à pleuvoir et qu’on est arrivé à l’embranchement pour aller sur la Faja de Pelay. Le gros dilemme : ça va bien monter, la météo est pas top et nous n’aurons pas d’abri en cas d’orage une fois là-haut … Un coup de tonnerre nous aide à prendre la bonne décision. Ok, on continue de suivre le GR11.
La pluie s’arrête puis recommence … Nous croisons tous les randonneurs qui redescendent. On arrive à un superbe abri.
Abri pour la nuit
Et on choisit de rester sagement là, il est assez tôt (18 h) et on est aussi bien naze.
Grand luxe
On se fait un bon gueuleton et hop au lit.
2 h 30 ! Gros coup de tonnerre et la pluie s’abat sur notre cabane. On n’est pas encore rassuré par son étanchéité mais ça tient bien le coup. Là-haut, ça tonne fort, on ne sera pas trop inquiété, l’orage n’est pas juste au-dessus de notre tête.
On vérifie régulièrement que l’eau ne rentre pas : c’est parfait ;)
Le tonnerre s’arrête vers 4 h 30, on peut continuer notre nuit.
Journée 2
7 h 15 ! Un garde du parc nous réveille, parle très vite en espagnol. On comprend qu’il faut lever le camp, on le remercie et on plie tout. Petit déjeuner pris sur le pouce pour marcher et rejoindre rapidement si possible le refuge de Goritz.
À la louche, je m’imagine qu’il nous faudra 2 h (… 3 h 30 dans la vraie vie).
Matin ensoleillé
Le canyon est toujours aussi beau et la vue se dégage peu à peu, on peut enfin bien apercevoir les murailles qui nous entourent.
Faja de Pelay
La fin du canyon est superbe, la lumière du matin y est pour quelque chose.
Canyon Ordesa
Deux possibilités pour sortir du canyon, en randonnée par le GR 11 ou par la clavija où il faut poser les mains et escalader un peu. Étant chargé, on prend l’option GR11.
Fond du canyon (clavija dans le trou)
Clavija
Canyon Ordesa
Toujours le canyon
Faja de Pelay
Cascade de la queue de cheval
Canyon avec un peu de hauteur
Cirque Soaso
Non j’en ai pas marre du canyon
On arrive donc à Goritz vers 11 h 15. Au lieu d’y prendre le petit déjeuner comme prévu, on y prend le déjeuner … Et on repart, le ciel est un peu chargé pour le retour et il pète des orages chaque après-midi, donc on n’est pas spécialement rassuré. C’est côté français qu’on aperçoit quelques nuages montant.
Le taillon (depuis le col de Millaris)
On avance bien et nous rencontrons deux randonneurs français (ils se font rares côté espagnol) à qui je demande par où ils sont passés. Ils ne sont pas passés par le pas des Isards mais nous indiquent que ça se fait. J’ai un souvenir du pas des Isards comme étant très pentu. Avec la neige en plus, je n’ai pas très envie d’y passer.
Mais finalement, ne voyant pas de trace sur la neige pour la montée à la brêche, j’ai préféré passer par le pas des Isards, ça aura le mérite de nous économiser un peu, il aurait fallu redescendre pour remonter … Nous suivons donc les cairns sur les rochers déneigés jusqu’à atteindre la partie haute bien enneigée.
Dernière montée
On chausse les crampons et nous nous armons du piolet. Cela ne pose aucun problème.
Vers la brêche de Rolland

Arrivés vers la brêche, on s’arrête pour prendre les dernières photos. On est content, il nous reste 2 h de marche mais on est surtout rassuré de ne pas avoir pris l’orage en étant à la brêche. Petite pause au refuge des Sarradets pour terminer cette grande boucle côté espagnol. Le chemin pour rejoindre le col de Boucharo étant un peu sous la neige, il a fallu se taper du hors-sentier pour finir … Ça nous a un peu achevés, il n’en fallait plus beaucoup en même temps.