Grosse randonnée de prévue. Je souhaite aller depuis longtemps à la Faja de Pelay, c’est l’occasion d’y aller en faisant une grande boucle et en marchant principalement en Espagne.

  • Accès au départ : Col des tentes (Gavarnie)
  • Dénivelé : J1 +1300 -2000 J2 +1600 -1000
  • Temps : 10 h J1 10 h J2 (Pauses comprises (très peu))
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Journée 1

Le départ de cette boucle s’effectue au col des tentes, où on laisse la voiture pour descendre par le col de Boucharo.

Dscf3255 Nuage par le port de Boucharo

Un gros nuage passe discrètement par le col.

Dscf3256 En avant dans le port de Boucharo

Un premier névé nous oblige à faire quelques pas d’escalade.

Dscf3257 Un petit pas d’escalade

La descente est sympa et le ciel vire au bleu.

Dscf3264 Le ciel se découvre

Ou pas … Ça dépend un peu où on regarde.

Dscf3265 Ou pas …

La descente est bien longue mais vaut le détour rien que pour la rivière, qui est d’un bleu absolument sublime !

Dscf3266 Rio ara

Dscf3269 Une rivière magnifique

Dscf3273 Panorama Rio Ara

Nous faisons une pause déjeuner dans la forêt pour nous requinquer. La pause est courte, le programme chargé, feu ! On suit le GR11 (exception faite au niveau de Puente de Los Navarros, où on emprunte un chemin plus direct). Nous arrivons enfin vers le début du canyon. La météo est très changeante, il pleut 5 min puis cela s’arrête. On s’arrête régulièrement pour mettre une veste imperméable … qu’on enlève 2 minutes après.

Soudain, entre deux arbres, on commence à distinguer la partie haute du canyon.

Dscf3278 Dans le canyon

C’est très joli et on longe une superbe rivière. Malheureusement, je ne peux pas prendre en photo les cascades, la végétation est un peu trop importante, ça n’aurait rien donné. La montée nous fatigue bien, ça fait déjà pas mal d’heures qu’on marche.

On arrive enfin au parking de la Pradera. Nouvelle pause pour prendre des forces, on en a besoin. D’autant qu’il se remet à pleuvoir et qu’on est arrivé à l’embranchement pour aller sur la Faja de Pelay. Le gros dilemme : ça va bien monter, la météo est pas top et nous n’aurons pas d’abri en cas d’orage une fois là-haut … Un coup de tonnerre nous aide à prendre la bonne décision. Ok, on continue de suivre le GR11.

La pluie s’arrête puis recommence … Nous croisons tous les randonneurs qui redescendent. On arrive à un superbe abri.

Dscf3280 Abri pour la nuit

Et on choisit de rester sagement là, il est assez tôt (18 h) et on est aussi bien naze.

Dscf3282 Grand luxe

On se fait un bon gueuleton et hop au lit.

2 h 30 ! Gros coup de tonnerre et la pluie s’abat sur notre cabane. On n’est pas encore rassuré par son étanchéité mais ça tient bien le coup. Là-haut, ça tonne fort, on ne sera pas trop inquiété, l’orage n’est pas juste au-dessus de notre tête.

On vérifie régulièrement que l’eau ne rentre pas : c’est parfait ;)

Le tonnerre s’arrête vers 4 h 30, on peut continuer notre nuit.

Journée 2

7 h 15 ! Un garde du parc nous réveille, parle très vite en espagnol. On comprend qu’il faut lever le camp, on le remercie et on plie tout. Petit déjeuner pris sur le pouce pour marcher et rejoindre rapidement si possible le refuge de Goritz.

À la louche, je m’imagine qu’il nous faudra 2 h (… 3 h 30 dans la vraie vie).

Dscf3285 Matin ensoleillé

Le canyon est toujours aussi beau et la vue se dégage peu à peu, on peut enfin bien apercevoir les murailles qui nous entourent.

Dscf3288 Faja de Pelay

La fin du canyon est superbe, la lumière du matin y est pour quelque chose.

Dscf3292 Canyon Ordesa

Deux possibilités pour sortir du canyon, en randonnée par le GR 11 ou par la clavija où il faut poser les mains et escalader un peu. Étant chargé, on prend l’option GR11.

Dscf3301 Fond du canyon (clavija dans le trou)

Dscf3302 Clavija

Dscf3304 Canyon Ordesa

Dscf3305 Toujours le canyon

Dscf3306 Faja de Pelay

Dscf3309 Cascade de la queue de cheval

Dscf3310 Canyon avec un peu de hauteur

Dscf3312 Cirque Soaso

Dscf3313 Non j’en ai pas marre du canyon

On arrive donc à Goritz vers 11 h 15. Au lieu d’y prendre le petit déjeuner comme prévu, on y prend le déjeuner … Et on repart, le ciel est un peu chargé pour le retour et il pète des orages chaque après-midi, donc on n’est pas spécialement rassuré. C’est côté français qu’on aperçoit quelques nuages montant.

Dscf3316 Le taillon (depuis le col de Millaris)

On avance bien et nous rencontrons deux randonneurs français (ils se font rares côté espagnol) à qui je demande par où ils sont passés. Ils ne sont pas passés par le pas des Isards mais nous indiquent que ça se fait. J’ai un souvenir du pas des Isards comme étant très pentu. Avec la neige en plus, je n’ai pas très envie d’y passer.

Mais finalement, ne voyant pas de trace sur la neige pour la montée à la brêche, j’ai préféré passer par le pas des Isards, ça aura le mérite de nous économiser un peu, il aurait fallu redescendre pour remonter … Nous suivons donc les cairns sur les rochers déneigés jusqu’à atteindre la partie haute bien enneigée.

Dscf3317 Dernière montée

On chausse les crampons et nous nous armons du piolet. Cela ne pose aucun problème.

Dscf3321 Vers la brêche de Rolland

Dscf3327 modifier

Arrivés vers la brêche, on s’arrête pour prendre les dernières photos. On est content, il nous reste 2 h de marche mais on est surtout rassuré de ne pas avoir pris l’orage en étant à la brêche. Petite pause au refuge des Sarradets pour terminer cette grande boucle côté espagnol. Le chemin pour rejoindre le col de Boucharo étant un peu sous la neige, il a fallu se taper du hors-sentier pour finir … Ça nous a un peu achevés, il n’en fallait plus beaucoup en même temps.