J’ai changé de destination un peu au dernier moment à cause des prévisions météo. Départ tardif de Toulouse (10h00 …) pour aller poser la voiture à Eylie bas. Il suffit de longer la rivière et de laisser la voiture au parking près des maisons abandonnées.

  • Accès au départ : Eylie
  • Dénivelé : 1800 m J1, inconnu J2
  • Temps : 6 h J1, 7 h J2
  • Difficulté : ça grimpe pas mal près du Maubermé.
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(piles HS en milieu de rando, du coup c’est du grand n’importe quoi)

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J’adore le début de cette randonnée, ça monte tout en douceur et dans les bois. J’ai bien avancé, arrivant au col d’Urets bien avant ce qui était prévu.

Le port d’Urets, c’est en face, et la première fois que j’y étais venu j’avais trouvé ça assez impressionnant : bordel, mais où on passe ?

Dsc01001 dx o Dsc01003 dx o Dsc01006 dx o

Et le fait d’avancer renforce encore cette impression.

Mais le chemin est bien fait, il n’y a pas de difficulté particulière. Et le paysage espagnol qui s’ouvre aux yeux derrière est magnifique :

Dsc01007 dx o Dsc01012 dx o Dsc01013 dx o Dsc01021 dx o

Petite pause au port pour manger quelque chose avant de partir vers le pic du Maubermé.

Je trace ma route car certains nuages au loin laissent présager un bon orage. Et je veux faire ce Maubermé. J’ai les jambes lourdes mais j’y monte … dans le brouillard. Les nuages s’en sont mêlés. Tant pis, je le ferai quand même !

C’est très bien cairné.

Je ne m’attarde donc pas et redescends en vitesse. J’ai pas envie d’être pris de court par l’orage. Surtout que le terrain pour le Maubermé sous la pluie, ça ne doit pas être de la tarte. J’entends gronder et accélère le pas.

Bon là je me mets à speeder un peu plus et je réfléchis à où dormir ? Soit mon abri, mais je dois redescendre vers le lac de Montoliu, soit la cabane. Bon, va pour la cabane ! Le terrain semble ferreux et c’est sur un port, mais bon, ça doit être plus sécurisant non ?

Ça gronde mais ça ne bouge pas. Ça semble être concentré dans les vallées voisines. Du coup, je prends même le temps d’aller perdre 30 min pour aller chercher de l’eau. Je mets ma bonne eau (eau de source) de côté et ferai la popote avec cette eau prise dans un petit étang un peu vaseux …

Avant de manger, j’étudie le parcours du lendemain. Je souhaite passer le port de la Hourquette pour éventuellement aller à l’étang d’Arraing et faire un ou deux pics aux alentours. Plutôt que de descendre vers le lac et remonter, je préfère garder de la hauteur. Je suivrai donc le chemin qui mène au Maubermé pour aller en direction du port de la Hourquette. Je m’en assure en allant marcher dans cette direction voir si c’est jouable ou non. Je m’aperçois que je n’ai pas la boussole … Bon, on verra demain …

Sauf que pour dormir, faut pas être très large d’épaule. Je finirai par abdiquer et dormir sur le sol. Mais plutôt mal, je dors mieux sur l’herbe finalement. Je ne passe pas une très bonne nuit.

Je n’ai pas mis d’alarme mais je me réveille avec le soleil. Pas bien dormi, je déjeune très rapidement et en avant ! Je passe faire le plein d’eau à mon petit étang. J’ai un doute sur la qualité de l’eau mais j’ai que ça sous la main. Je purifie l’eau avec une pastille.

Le paysage est magnifique. Le sentier qui n’est pas sur ma carte 1/50 000 est bien tracé sur le GPS, parfait, ça comble un peu le manque de la boussole.

J’ai eu quelques hésitations pour le port de la Hourquette mais côté français c’est très bien balisé.

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Après le port de la Hourquette, il faut suivre le transfrontalier jusqu’à tomber sur le GR10. Une fois sur le GR10, soit on descend vers Eylie, soit on monte pour basculer vers la vallée de l’étang d’Arraing. Je monte jusqu’à la serre d’Araing. Je décide d’écourter et de ne pas dormir à l’étang d’Arraing. Je garde le pic du Crabère pour une autre fois. Je monte du coup au pic de l’Har pour redescendre à Eylie via le GR10.

Je bois une … pwaaaah … elle est super dégueu … Ah oui, elle était vaseuse celle-là. Je n’y avais pas spécialement prêté attention. Du coup, j’évite de boire. Je monte quand même au pic de l’Har.

Depuis le pic de l’Har, on peut voir le plus haut des sommets qui doit être le Maubermé.

Dans la descente je m’arrête au refuge près des anciennes mines. De l’eau est disponible … haaaa, de la bonne eau !!! Je vide ma bouteille, la nettoie et bois à grosses gorgées. Le soleil tape. C’est l’heure du casse-croûte et mon saucisson rend l’âme en peu de temps.

Après le plein de force, c’est l’heure du retour à la civilisation. La descente fut … chiante. Oui je suis bien en Ariège, pays au fort dénivelé. Ça casse bien les pattes …