Le rendez-vous est pris à Sainte-Enimie !
Arrivés le vendredi soir, on cherche rapidement un endroit pour bivouaquer ; on attaquera la randonnée le lendemain. On trouve un coin pas trop mal, un peu à l’abri du vent qui n’arrêtera pas de souffler du week-end. Par contre c’est sablonneux et les sardines ne tiennent pas trop (en tout cas les miennes). Je passe une nuit plutôt moyenne.
Samedi matin, un des premiers debout, je plie le matériel et attaque le petit déjeuner, et c’est parti pour une journée de marche. On commence par faire le tour du village de Sainte-Enimie, qui est classé parmi les plus beaux villages de France, et il y a de quoi.
La randonnée s’effectue le long du Tarn, dans la vallée ; on peut profiter du paysage à chaque instant.
On passe par Saint-Chély-du-Tarn où nous effectuons une première petite pause, le temps d’en faire le tour.
Toujours en longeant le Tarn, on arrive à Hauterives. Magnifique village que l’on ne peut rejoindre qu’à pied ! Ici, pas de voitures, pas de routes, et un superbe village en pierre.
Un treuil est mis en place pour acheminer provisions, lettres et colis. Le treuil passe, vous l’aurez compris, au-dessus du Tarn.
On déjeune tranquillement à côté du four du village, remis à neuf par une association. Encore une belle construction tout en pierre. Puis c’est l’heure d’attaquer la montée qui nous mène sur le causse Méjean. Ppppffffiiooouuuu, ça souffle sévère une fois arrivé en haut. Le causse semble avoir subi une vieille tempête, tous les arbres sont couchés, Xynthia ?
Un peu plus loin, les forêts ont tenu ! C’est l’heure de faire une petite sieste, les jambes accusent le coup.
On décide de continuer pour diminuer le chemin à faire le lendemain, et aussi pour trouver un meilleur bivouac, oui … non … parce que ça souffle vraiment beaucoup !
On finit par trouver un endroit dans une forêt, à l’abri des regards et plus ou moins à l’abri du vent. On s’installe, on finit de manger et, de manière très synchronisée, il se met à pleuvoir. Chacun rentre s’abriter pour y passer la nuit.
Mais ça souffle toujours beaucoup et la pluie n’arrange rien, je passe une très mauvaise nuit. La matière du tarp (du sylnylon) se détend et finit par me toucher lorsque je me mets sur le côté. C’est loin d’être agréable, je dors par moments mais je suis souvent réveillé. Au moins, je suis au sec.
Au lendemain matin, je suis le premier debout, c’était vraiment une nuit de merde ! Je ne suis pas un pro du tarp ; quand il pleut, en mode abri, c’est vraiment chiant à tendre ! Faudrait que j’essaie de le monter plus haut.
J’ai bien envié leurs abris fermés ;)
Deuxième jour, c’est parti, on commence dans la brume. Le programme du jour consiste à redescendre vers le Tarn, le traverser et aller sur le causse de Sauveterre (? AC).
Attention à la trace, il ne faut pas la suivre : notre descente a été un peu un cul-de-sac nous menant dans une impasse (tout est relatif). On a donc traversé la forêt en hors-sentier sur la fin, c’était bien sympa :)
On arrive donc à Castelbouc pour traverser le Tarn … qui, avec le mauvais temps, a doublé de débit. Le passage pour le traverser est submergé, notre itinéraire aussi du coup …
On prévoit donc de longer à nouveau le Tarn pour revenir à Sainte-Enimie. Ça coupe drastiquement la rando, mais comme il y a pas mal de route pour retourner chez nous, c’est pas plus mal.
On nous a prévenus : le chemin pourrait bien être submergé aussi en partie. En effet, on ne tarde pas à tomber sur le Tarn. Qu’à cela ne tienne, à tâtons, je passe premier, aucun souci pour passer, aucun courant à ce niveau-là.
On trouve un pont pour traverser le Tarn en amont de Sainte-Enimie. Pause déjeuner et on reprend la route par le bitume. On croise la dépanneuse et on réfléchit au positionnement de nos voitures par rapport au Tarn ; et oui, nous nous sommes garés sur le parking du bas et le Tarn a énormément monté avec les pluies du week-end. Petite vision de stupéfaction lorsqu’on arrive au parking : nos voitures ont été déplacées pour leur éviter d’être emportées. Seulement, les bielles de direction ont été cassées …
Blasé malgré la belle rando, bonjour les assurances … Pas moins de 4 moyens de transport pour retourner à Toulouse …









