Beau temps de prévu, malgré la neige tombée encore récemment, j’ai envie de randonner et non de skier. Sur 2 jours, ce serait l’idéal. Je décide de retourner à mon premier amour, si je puis dire, le Cagire. N’étant pas très haut, je ne devrais pas trouver trop de neige. Mais bon, cette fois, je ferai plus que le Cagire et sur 2 jours.
Au programme du premier jour, le pic du Gar et le pic Saillant en partant du col de Menté et en passant par le col de Caube. Les jambes sont un peu lourdes, mais au bout d’une heure, cela va déjà mieux. Après tout, c’est un peu la reprise. J’arriverai rapidement aux deux premiers pics en fin de journée. Je ne suis pas spécialement en avance et ne m’attarde que le temps de prendre quelques photos. Le paysage est beau et j’ai déjà pu admirer quelques isards de près !
La vue depuis le pic du Gar est fantastique, je découvre mon programme du lendemain avec en fond l’Escalette, le pique poque et le Cagire. Grandiose !
Depuis le Saillant, la vue n’est pas mal non plus. Je n’ai pas suivi exactement le chemin que je voulais faire pour aller à ces 2 pics. Je m’avance pour voir si je peux passer de l’autre côté et ne pas revenir sur mes pas, mais la présence de neige et l’absence de toute trace m’incitent à rentrer au col de Caube par le même chemin.
J’installe le campement au col de Caube, c’est l’heure de faire le plein.
Je ne suis pas encore un pro du montage, ça viendra. Le début de la nuit était… agité. Pas mal de bêtes (isards ou sangliers) traînaient dans le coin. Avec les feuilles mortes, cela faisait pas mal de bruits ! Mais j’ai réussi à dormir une bonne partie sans souci. Dans la nuit, le sinylon s’est pas mal détendu.
Après un bon petit déjeuner, je décolle en retournant sur mes pas pour aller vers le pic de l’Escalette. Attention, il y a une main courante sur ce chemin. Enneigé, ça peut vite devenir dangereux.
Arrivé au pied de l’Escalette, je fais le plein d’eau à l’abreuvoir (+Micropur). J’aperçois plus haut un groupe de randonneurs qui semble faire le tracé que je compte faire. C’est parfait, je vais les suivre.
J’aperçois le grand groupe de randonneurs en train de parcourir la crête pour rejoindre le pas de l’âne. À les voir, je devine qu’il y a un peu de neige de l’autre côté. Je suis donc leurs pas et aperçois l’autre côté enneigé. Un peu après le sommet des Parets, je trouve que c’est bien pentu et je continue de suivre le groupe de randonneurs qui vient de quitter la crête pour plus de sécurité. Je les rejoins et finirai par faire le pique poque et le Cagire avec eux.
Le fait de quitter la crête nous fait perdre pas mal de dénivelé qu’il faut remonter pour arriver au pas de l’âne.
Une fois au pas de l’âne, nous croisons un couple et 3 autres randonneurs qui sont passés du côté enneigé. Le couple était encordé mais ne disposait que d’un piolet. Les 3 autres randonneurs n’avaient aucun matériel. J’ai discuté 2 minutes avec eux, leur demandant si ce n’était pas dangereux d’être passés là où ils sont passés ? « Oh, une fois qu’on y est… »
Le reste de la journée se déroule comme prévu, je poursuis mon chemin pour faire le pique poque et le Cagire et rentre au col de Menté par un chemin différent mais déjà emprunté par le passé. À noter qu’au niveau du chemin de fin, il y a un joli petit raccourci (panneau direction le Mourtis).








